Le ministre de l'Industrie et de l'Economie Numérique a présenté les grandes lignes des conditions d'attribution (maximum de 2 blocs de fréquence sur 4 par opérateur, couverture de la métropole à 99% en 15 ans et couverture de 90% de chaque département en 12 ans).
Certains opérateurs se sont exprimés suite à l'annonce du ministre et pendant le même colloque. Ainsi, ils critiquent le plafond (de 2 blocs sur 4) qu'ils considèrent élevés. "
J'exhorte l'ARCEP d'exposer au gouvernement que les enchères ne doivent pas entraîner une réduction du nombre d'acteurs sur le marché" a déclaré Martin Bouygues, président de la maison-mère de
Bouygues Telecom. "
Ca n'empêchera pas les opérateurs les plus riches de préempter le spectre" a déclaré Maxime Lombardi, directeur général d'Iliad (Free Mobile). Bouygues Telecom et Free Mobile craignent qu'
Orange et
SFR se partagent les 4 blocs de fréquences 4G avec leurs licences et les laissent sur le carreau.
L'association Alternance Mobile, qui regroupe les opérateurs mobiles virtuels (MVNO) comme
Virgin Mobile,
Simplicime ou
Simyo, craint que ces derniers soient les oubliés des licences 4G. Ces derniers souhaitent qu'une licence 4G soit dédiée à l'un des leurs, comme ce fut le cas avec la quatrième licence 3G. De plus, ils craignent que les opérateurs ne leur donnent pas accès à un service de full MNVO, l'équivalent du
dégroupage de l'
ADSL, sur les antennes-relais. Free Mobile leur a promis cette technologie sur son réseau mais cela reste encore à voir...