L'ART fait le constat suivant : en janvier 2005, il y avait 1,6
millions de lignes dégroupées en France, mais seulement 100.000 sont
concernées par le
dégroupage total.
Afin de réduire ce
déséquilibre, L'autorité de régulation a décidé de mettre en place une
feuille de route qui devrait permettre de développer plus le dégroupage
total à moyen terme. Ses axes de travail sont basés sur les tarifs, la
qualité de service et l'extension géographique du dégroupage.
Une décision tarifaire sur le dégroupage partiel devrait
intervenir cet été, et d'ici la il n'est pas prévu de changement
tarifaire.
Concernant le dégroupage total, l'ART veut appliquer
des mesures intermédiaire, avec une consultation début avril sur les
"méthodes de valorisation de la boucle locale". Une nouvelle méthode de
calcul des tarifs devrait intervenir cet été.
A partir du 1er juin, France Télécom doit proposer des
indicateurs permetttant de mesurer les efforts que l'opérateur s'est
engagé à fournir pour rapprocher la qualité de services de l'offre de
gros de dégroupage vers celle des offres de détail Wanadoo.
L'ART souhaite une meilleure qualité de service et
d'automatisation du dégroupage total, comme c'est le cas aujourd'hui
pour le dégroupage partiel.
L'ART souhaite favoriser l'extension
géographique du dégroupage en limitant les coûts d'hébergement des
équipements des opérateurs dans les centraux téléphoniques, ainsi que
les frais d'extension du réseau des opérateurs.