Face à la hausse de l'abonnement téléphonique obtenu par France Télécom (14 euros enn mars 2005, puis 15 euros en juillet 2006...), la seule alternative possible pour éviter la 'taxe' de l'abonnement est de passer en
dégroupage total. Ce dernier est encore peu développé, car les difficultés de mise en oeuvre pour les opérateurs alternatifs sont nombreuses.
Au premier janvier 2005, la France comptait un peu moins de 100.000 lignes en dégroupage total, soit à peine 0,5% des lignes téléphoniques, et moins de 2% des accès
ADSL. Le dégroupage partiel comptait 1,5 million de lignes au 1er janvier 2005.
Telekom Italia a été le premier début 2004 à proposer le dégroupage total à ses abonnés, suivi de Free et
Neuf Telecom en juin de la même année.Cegetel n'a pas encore franchi le pas.
Tarifs du dégroupage jugés trop élevé
La ligne dégroupée coute actuellement 10,5 euros, les trois opérateurs alternatifs considèrent ce tarif trop élevé. Free réclame une baisse à 7 euros. La différence entre l'abonnement téléphonique de France Télécom et le coût du dégroupage n'est pas suffisement significatif pour pouvoir l'étendre à grande échelle.
Cegetel et Tiscali, Telecom Italia et Neuf Telecom se battent auprès de l'ART pour que les conventions de dégroupage de France Télécom contiennent des garanties sur le processus opérationnel : pénalitésde retard, indicateurs de qualité de service et possibilité de recours en cas de non respect de ces indicateurs.
Les abonnés restent prudents
Bon nombre d'abonnés ADSL hésitent à franchir le pas, l'opération n'est pas neutre.L'abonné peut se retrouver plusieurs semaines sans ligne téléphonique, ni accès
internet, la récupération de son numéro (portabilité) augmente les délais.
Les consommateurs pourtant sont intéressés par le dégroupage total. En effet, celui-ci permet d'un de faire des économies substentielles, mais aussi de n'avoir qu'un seul interlocuteur et une seule facture pour ses abonnements téléphones, appels et internet.
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