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Les FAI ne sont pas obligés de filtrer les échanges musicaux

Publié par Infested Grunt dans la catégorie Général/Internet le 11/03/2005
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Général Internet Une étude menée par Gilles Kahn, président de l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique), et par Antoine Brugidou, directeur-associé chez Accenture, révèle que le filtrage pourrais se faire mais pas chez les FAI.
Ce document a été remis ce jeudi après-midi au ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, et au ministre délégué à la recherche, François d’Aubert. Il devait également être remis au ministre délégué à l’Industrie, Patrick Devedjian, mais ce dernier était en déplacement à Mantes-la-Jolie.

C'est le filtrage sur l'ordinateur de l'internaute et uniquement à sa demande qui a été retenu par les deux experts pour une expérimentation. Une solution évidemment moins efficace que celle qui consiste à filtrer les protocoles de peer-to-peer. Mais qui n'oblige pas les FAI à intervenir sur leurs réseaux, ce qu'ils se refusaient à faire, pour des questions techniques mais aussi de coûts.

En fait, ce rapport, prévu par la charte signée entre les fournisseurs d'accès à Internet et l'industrie du disque en juillet 2004, se penche sur la faisabilité des solutions avancées par une précédente étude, menée par Cap Gemini et à laquelle était associé le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep). Ce sont les conclusions de ce premier travail qui se retrouvent invalidées.

La solution proposée par Cap Gemini consistait à installer des boîtiers sur les réseaux pour un filtrage généralisé. Mais un tel dispositif risque de dégrader la qualité de service des FAI, de compliquer la migration vers des équipements réseaux plus performants et de provoquer un cryptage des protocoles par les développeurs de plates-formes de P2P, selon le rapport de Kahn et Brugidou.

Le rapport préconise une autre expérimentation, sur les réseaux celle-là, mais dans le but d"observer les échanges de contenus, pour de l"analyse statistique. Mais aussi pour étudier la faisabilité de ce type de dispositif et évaluer les investissements nécessaires à sa généralisation.

Ce test est censé durer trois mois et ne prévoit donc pas de blocage de contenus. C"est la société Audible Magic qui va s"en charger avec les outils de reconnaissance de contenus qu"elle a développés, CopySense. Elle dispose notamment d"une base de données contenant les signatures de 3,8 millions de morceaux de musique.
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