Recherche
Vous êtes ici >> Accueil/Les Dossiers/Général/Internet/Vers la fin des tarifs ADSL à 20 euros en zone non dégroupée
Bouton RSS Ces icônes vous permettent de partager des pages articles du site sur les marque-pages sociaux (Social bookmarking).

Vers la fin des tarifs ADSL à 20 euros en zone non dégroupée

Publié par achtungbaby dans la catégorie Général/Internet le 18/02/2005
Lu 1308 fois - 3 commentaires
La récente décision de l'Autorité de Régulation des Télécommunication a permis une unité des tarifs quels que soient les débits. Mais les oubliés de cette décision sont les abonnés en zone rurale, dont la distance et l'atténuation ne leur permettent pas d'obtenir des débits au delà de 512 Kbps/sec.
Petite piqure de rappel sur la décision tarifaire en date du 9/02/2005, voici ce qui a changé :


Actuel
Actuel
Nouveau
Nouveau
débits
Zone A
Zone B
Zone A
Zone B
128 kbits/s
11,6
11,6
11,6
11,6
512 Kbits/s
13
15,5
13
15,5
1024Kbits/s
13
18
13
17
2048Kbits/s
13
20
13
17
Débit Max
15
23
13
17
1024/256
35
45
13
17
2048/256
35
45
13
17

Zone A : central téléphonique de plus de 20.000 lignes
Zone B : central téléphonique de moins de 20.000 lignes

En lisant ce tableau, on s'aperçoit que les tarifs 128 et 512 n'ont pas bougés, et que de coup sont proches des débits supérieurs. Jusqu'ici tout va bien, l'écart entre les zones urbaines et zones rurales déminue, et la fracture numérique entre les zones dégroupées et les zones non dégroupées est un peu colmatée.

Pourtant, tout n'est pas rose, Neuf Telecom a abandonné déjà depuis un an les zones non dégroupées, Tele2 a lui même abandonné depuis octobre ces zones pour concentrer ses offres sur les zones dégroupées.

Tiscali a récemment annoncé qu'il ne pouvait plus tenir une offre à 20 euros pour les débits 512. Et une hausse de 5 euros a été mise en oeuvre au premier février.

Il ne fait donc pas bon à habiter une zone rurale, trop éloignée du central téléphonique.

Mais cela ne va pas s'arrêter la, en effet, dans sa lettre d'accompagnement, France Télécom prévoit une nouvelle évolution des tarifs au premier juillet 2005.

Cette proposition consiterait à supprimer l'offre de gros différenciée par une offre d'accès générique.

Qu'est-ce que cela signifie ?

Tout simplement, il n'y aura plus un tarif d'accès IP/ADSL différent par débits, mais un seul tarif unique (générique) quel que soit le débit.

L'offre en zone A serait à 12,2 euros, et en zone B à 15,5 euros.

Voici un tableau récapitulatif de l'offre d'accès IP/ADSL générique :

Débits
A différencié
B différencié
A générique
B générique
128
11,6
11,6
12,2
15,5
512
13
15,5
12,2
15,5
1024
13
17
12,2
15,5
2048
13
17
12,2
15,5
débit Max
13
17
12,2
15,5
1024pro
13
17
12,2
15,5
2048pro
13
17
12,2
15,5

Au regard de ce tableau en remarque tout de suite que l'offre 128 connait une hausse moyenne de 2,25 euros HT, soit une hausse de l'abonnement final à l'abonné de 2.7 euros TTC.

Le débit 512 reste similaire, et les offre supérieures représentent une baisse moyenne de 1,4 euros TTC sur l'abonnement final.

Il ne fait vraiment pas bon habiter trop loin de son DSLAM...


0 vote


Au moins, les non dégroupés assez proches s'y retrouvent en y gagnant quelques €, même si çà reste plus cher en zone peu dense.
Les vrais baisés sont toujours les éloignés! Espérons que le re-adsl permettra le 1024 à ceux qui sont limités à 512, ce qui grossira le nombre des gagnants!
Que deviennent les tarifs en zone dégroupées?
Malheureusement, le readsl n'augmente que la porté, mais pas les débits.

On a fait un article sur le sujet d'ailleur pour expliquer la différence entre l'adsl, l'adsl2+ et le readsl :

http://www.echosdunet.net/dossiers/dossiers.php?id_dossier=344
Pour aller dans le sens de votre article, habitant l'un des villages de l'Oise qui bénéficie de l'ADSL, j'ai regardé les possibilités avec Club Internet : je ne peux disposer que d'un maximum de 1 méta pour 29 euros par mois. Si j'habitais Paris 18e (quartier où j'ai vécu 30 ans), je pourrais avoir 8 mégas pour 19 euros. Ainsi le fossé entre la ville et la campagne ne peut que s'accentuer, comme entre les plus hauts et les plus bas revenus. Selon cette logique, tout progrès s'accompagne d'une régression.
« Dossier suivant
Classement des fournisseurs d'accès ADSL Haut débit du mois de janvier.
Dossier précédent »
le Conseil de la concurrence demande l'annulation de la tarification du dégroupage