Après avoir consacré pas mal de temps à créer un cadre règlementaire pour le déploiement de la
Fibre Optique, il ne restait plus qu'à s'occuper des oubliés du très haut débit. En effet, dans les zones très denses, la messe est dite, les solutions sont simple. La densité permet d'amortir les coûts d'infrastructure pour le déploiement d'un réseau en fibre optique. Bref, dans certains cas la fibre est déjà présente bien que les abonnements ne suivent pas.
Pour les zones à densité moyenne, le cadre règlementaire semble également fixé, mais il faudra sans doute attendre encore quelques années avant de voir des offres commerciales débouler.
Pour les zones moins denses, faire venir de la fibre optique jusqu'au domicile semble illusoire, le coût de déploiement de la fibre est bien trop élevé, en tout cas à moyen terme. Bref, les ignorés du très haut débit devront encore continuer longtemps avant de pouvoir dire que la fracture numérique a été colmatée. Pour ces oubliés, l'Arcep annonce enfin une solution pour une montée en débit. Toutefois, il ne faut pas s'attendre à un miracle, cette montée en débit pourrait se faire dans le cadre du raccordement en fibre optique des sous-boucles.
Cette montée en débit pourrait se faire sous l'impulsion des collectivités territoriales. Toutefois, chaque projet devra veiller à ce que la concurrence puisse utiliser ces infrastructures de façon à ce que l'abonné puisse avoir le choix au niveau de l'offre de raccordement.
France Télécom va déjà dans le sens des orientations de l'Arcep et a modifié son tarif de gros pour le
dégroupage en y intégrant les sous-répartiteurs.
Les collectivités territoriales peuvent désormais préparer leur dossier, mais il faudra encore attendre la fin de l'année pour que l'Arcep publie les outils et les recommandations pour la montée en puissance des zones peu denses.
Bref, c'est pas demain la veille...