le label "Net + Sûr" a été présenté mardi matin par le ministère de l'Industrie et l'Association des fournisseurs d'accès à internet. Ce label est censé garantir l'engagement des FAI dans la lutte contre les sites illégaux.Le mardi 8 février est la "journée pour un internet plus sûr". Une journée européenne, dont l'appellation officielle est "safer internet day". En France, on a lancé un label qui consiste en un logo, "net + sûr", dont le rôle est de garantir l'engagement des fournisseurs d'accès à internet dans la lutte contre les contenus "illicites", soit les contenus pédo-pornographiques et d'incitation à la haine raciale.
Ce logo sera apposé sur les pages d'accueil des principaux FAI. Il ne traduit qu'une chose : un engagement, appuyé par plusieurs outils. Les portails présentant ce logo garantissent ainsi qu'il mettent à disposition des internautes un outil de contrôle parental, un accès facile aux informations nécessaires pour protéger les enfants sur internet et à un formulaire de signalement des sites tendancieux.
Pour Patrick Devedjian, ministre délégué à l'Industrie, le "filtrage généralisé est une chimère", il faut donc appuyer les efforts du côté d'une "politique active de signalement", qui doit "mobiliser l'ensemble des acteurs de l'internet". Il a insisté, avec Marie-Christine Levet, présidente de l'Association des fournisseurs d'accès (AFA), sur le site pointdecontact.net. Celui-ci centralise les signalements de sites qui portent atteinte à la dignité humaine. Il reçoit 5.000 visiteurs par jour et a déjà transmis mille signalements aux autorités policières.
Selon l'AFA, un nouveau défi se pose : élargir la coopération qui existe
déjà entre 20 pays de l'Union européenne à
l'Est du Continent. Les sites illicites étant rarement
hébergés sur le territoire européen.
Lors de sa présentation du label "net + sûr", Patrick Devedjian a rendu perplexe certains membres de l'assistance en expliquant que des logiciels de contrôle pourraient servir à "lutter contre la piraterie numérique, avec des logiciels de contrôle permettant d'entraver le téléchargement massif de fichiers protégés".
Quel "net" doit être plus sûr ?
Questionné sur ce point pour le moins opaque, il a précisé qu'il ne s'agissait pas de bloquer a priori les accès aux réseaux peer-to-peer, mais de permettre aux parents inquiets d'empêcher leurs enfants d'y surfer. Ni lui ni l'AFA n'ont su en revanche dire comment faire.