Cette présentation résulte d'un accord passé fin 2004 par l'opérateur Monaco Telecom avec la société Intel.
"Le bateau était en visiophonie parfaite à 20 mégabits/seconde à une distance de 20 kilomètres et nous devrions pouvoir atteindre 70 mégabits/seconde dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres", a souligné Antoine Véran, directeur général de Monaco Telecom dont l'ambition
"est de bâtir un Monaco Digital country, un pays en avance sur son temps, un véritable show room des technologies de la communication".
Le
WiMax permet une liaison
internet sur une large
bande passante à partir d'une antenne ayant une portée estimée à plusieurs dizaines de kilomètres contre quelques mètres pour le
WiFi.
"C'est très intéressant pour couvrir les zones blanches qui ne peuvent pas être desservies en ADSL par les moyens traditionnels du câblage en raison des coûts énormes que représentent ces infrastructures", souligne M. Véran.
L'objectif affiché par Monaco est de pouvoir proposer de nouveaux services aux propriétaires des luxueux yachts dont le port de la Principauté est le port d'attache.
Le dirigeant de Monaco Télécom, compagnie détenue à 49% par l'opérateur anglais Cable and Wireless et à 45 % par l'Etat monégasque via une société nationale, se défend de vouloir cannibaliser les réseaux ADSL (haut débit internet) et UMTS (téléphones portables) existants dont les licences d'exploitation ont coûté des milliards.
Selon M. Véran, toutes ces technologies vont pouvoir coexister.
"Tout sera une question de coût", déclare-t-il.
"L'utilisateur ne va pas se connecter sur WiMax à l'aide de son PDA (assistant personnel numérique) afin de passer un simple coup de fil", ajoute-t-il.
"Le WiMax n'est pas du tout en compétition avec le 3G (réseau de téléphonie mobile de 3ème génération) mais au contraire il est en complémentarité totale", souligne M. Véran, précisant que cette nouvelle technologie sera commercialisée à l'aide de cartes prépayées selon des tarifs à définir.
"Il faut savoir que la capacité du WiMax permettra par exemple à l'utilisateur de regarder à l'aide de son ordinateur portable le journal de 20 heures de Paris depuis Hong Kong", explique M. Véran. L'objectif du projet mis en oeuvre avec Intel, qui va équiper progressivement tous ses matériels de puces compatibles, consiste à donner à l'utilisateur nomade le choix à tout moment de son mode de transmission en lui proposant différents services selon une échelle de coûts.
D'autres pays comme Dubai se lancent dans la mise en oeuvre de la technologie WiMax, ajoute M. Véran, estimant que les capacités technologiques dépassent désormais celles d'adaptation des utilisateurs.
"Ce qu'il faut inventer maintenant, c'est l'usage", soupire le directeur de Monaco Telecom.