Les Assises du Très Haut Débit ont été l'occasion de voir les positions concernant la neutralité d'
Internet et des échanges. Si les politiques veulent donner priorité à certaines données, le volet économique de la Neutralité a été remis sur la table par Orange et Skype dont des représentants étaient présents.
Pour la député de l'Eure, Laure de La Raudière, la question de la Neutralité des réseaux est primordiale. Mais elle pourra être suspendue afin d'assurer la maitrise de l'exploitation du réseau par les opérateurs et de donner la priorité à certains flux de données, tel que la télé-médecine par exemple.
Michel Mercier, ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Espace Rural, a rappelé que le trafic Internet sera 5 fois plus important en 2013 qu'en 2010 et que la vidéo (TV, télé-médecine, téléconférence, YouTube,…) représentera 90% de ce trafic.
Pour Pierre Louette, secrétaire général de France Telecom, "le partage des revenus d'Internet doit être équitable entre les acteurs de l'Internet", à savoir les opérateurs (FT, SFR, Iliad, Bouygues,…) et les services (Google, Skype, Rue89, EchosDuNet,…). Actuellement, "
40 à 45% du trafic ne rapporte rien aux opérateurs".
Pour Jean-Jacques Sahel, directeur des affaires réglementaires de Skype, le service est victime d'une "
discrimination de la part des opérateurs de téléphonie". S'ils n'interdisent pas la
VoIP (Bouygues Telecom et SFR), elle est facturée en option ou incluse dans les gros forfaits (Orange). De plus, "
les opérateurs interdisent le P2P (qui est utilisé par Skype)
et les newsgroups." "
Si cela ne sert que pour le surf et les mails, ce n'est pas de l'Internet". Il rappelle que les services sont les principaux moteurs de souscription à une offre Haut Débit (mobile ou fixe)
Yves Gassot, directeur de l'IDATE, rappelle que YouTube représente actuellement 6% du trafic Internet. Mais, du fait, que la lecture de vidéo n'est que dans un sens (download), cela remet en cause beaucoup de contrats de
peering entre opérateurs.