Pierre LOUETTE, secrétaire général de France Telecom, a indiqué qu'Orange allait investir 2 milliards d'euros de plus dans le déploiement de la fibre dans les zones très denses et moins denses. Ce faible investissement est dû à la crainte de l'opérateur historique de se voir attaquer par la concurrence pour s'être déployé trop rapidement. Il espère également que les services
Internet (Google, Apple, Amazon,…) participeront à la facture.
Outre les investissements de l'Etat (2 milliards), des collectivités et des opérateurs fibre (Free, Numericable, Orange et SFR), le sénateur de l'Eure, Hervé MAUREY, envisage de créer une taxe, soit sur les opérateurs, soit directement sur le consommateur (
environ 2€/mois de plus) afin de garantir un déploiement correct de la fibre. Cette taxe permettrait d'atteindre 7 milliards d'euros pour le financement du déploiement.
Pour la répartition des investissements, la position se fait en 3 zones : dans les zones très denses, seuls les opérateurs assureront le coût des déploiements. Dans les zones moyennement denses, les opérateurs et/ou les collectivités pourront se faire aider par l'Etat. Dans les zones peu denses, les collectivités territoriales pourront être aidées par l'Etat. L'idéal étant un partenariat opérateur/collectivité. Les opérateurs recevront cet argent sous forme de prêt tandis que les collectivités l'auront sous forme de subvention. Le but étant de coordonner les investissements privés et publics.
Le maître-mot de la conférence est mutualisation. Dans la consultation de l'ARCEP, les opérateurs et les collectivités devront mutualiser leurs infrastructures afin de déployer la fibre dans le maximum d'habitations avec le minimum de coût.
L'Etat espère que le déploiement de la
fibre optique permettra une retombée économique de 20 milliards d'euros, des bénéfices de 700 millions d'euros pour les opérateurs et la création de 36 500 emplois.