Parrainée par la député de l'Eure-et-Loir, Laure de La Raudière, les 4ème Assises du Très Haut Débit ont été l'occasion pour les pouvoirs public et les opérateurs de faire le point sur les développements concernant le déploiement du Très Haut Débit.
L'IDATE rappelle les chiffres calamiteux de la Fibre en France. Il a complété le tableau en indiquant que seuls 5% des foyers éligibles ont pris un abonnement à la fibre alors que ce taux est de 15% pour le reste de l'Europe, 29% aux Etats-Unis et 37% au Japon.
Pour résoudre ce problème, l'Etat et les collectivités territoriales ont désormais les armes pour engager le déploiement du Très Haut Débit. En effet, les lois sur la Modernisation de l'Economie (LME) et contre la Fracture Numérique (LFA) permettent d'investir dans la création de réseaux très haut débit.
Avec le lancement de la consultation de l'ARCEP sur le déploiement en zone moins denses et du plan Très Haut Débit du Gouvernement, les opérateurs savent maintenant comment procéder ou falloir procéder pour le déploiement de la fibre dans les zones moins denses.
Les déploiements de la
fibre optique doivent se faire en complémentarité avec celle de la 4G mobile afin d'assurer une couverture complète et une équité d'accès à tous au Très Haut Débit. Le satellite mettra également sa pierre à l'édifice avec le projet Megasat d'Eutelsat qui vise à fournir du 50 Mbps à 750 000 foyers en France (via les opérateurs partenaires tels que Sat2Way, Numeo et SFR-SHD).
Mais le déploiement de la fibre va également poser un problème à l'ARCEP. Le déploiement de la fibre doit jongler entre l'obsession de la concurrence et le danger d'un monopole. L'Autorité doit mettre en oeuvre un cadre réglementaire afin d'assurer un équilibre entre les deux.