L'
appel au débrayage lancé
le 25 janvier a été très suivi d'après Stanley Marie-Nöel, délégué CFTC chez Tiscali. Ce dernier a précisé que les salariés étaient appelés à un débrayage de deux heures (14h00-16h00) jeudi après-midi à l'appel de l'intersyndicale CFTC, CFDT, CFE-CGC et FO.
La grève aurait été suivie à 50% sur le site de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), 50% à Paris, 90% à Vitry (Val-de-Marne), 70% au centre d'appel de Bordeaux et 60% à Marseille.
Un rassemblement d'une centaine de salariés a par ailleurs eu lieu en fin de matinée devant le siège France, à Saint-Ouen. La direction n'avait pu être jointe jeudi en fin d'après-midi.
Le "flou" entretenu par la direction sur les rumeurs de cession de la filiale française a soulevé une "vive inquiétude".
La direction a rencontré l'intersyndicale, et s'est contentée de répondre que «La France n'est pas à vendre».
"Tout le monde sait qu'un dossier de cession circule chez les acheteurs potentiels et que des offres sont faites. Les élus du comité d'entreprise ont eu entre les mains un document de la banque Rotschild destinée à ces acheteurs", a-t-il ajouté.
Les syndicats demandent à la direction des "garanties sociales", scellées par écrit, avant toute décision, "au cas où il y aurait un plan social, ce qui permettrait de rassurer les salariés et d'avoir la paix sociale,".