Depuis quelques mois maintenant, les fournisseurs d'accès
internet se livrent une bataille acharnée sur les débits. On a vu des offres à 8 mbits/sec fleurir, voire même 15 ou 18 mbits/sec sur certaines agglomérations couvertes par l'ADSL2+.
Ces offres sont certe alléchantes, mais la "fracture numérique" existe et tout les internautes ne peuvent en réaliter accéder à de tels débits, mais aussi tarifs. L'
ADSL est aujourd'hui accessible à 50 millions de personnes, mais il reste des zones d'ombre.
ADSL des villesLes opérateurs alternatifs se sont attachés à étendre leur réseau et infrastructures sur les grandes agglomérations comme Paris, Marseille ou encore Lille. Ceux-la peuvent bénéficier du meilleur de l'internet, pour 15 euros. Enfin si ils ne sont pas trop éloignés du central téléphonique, car les débits chutent avec la distance.
Lé
dégroupage permet donc aux grandes villes de bénéficier du meilleur de l'internet, aux meilleurs prix, la concurrence est bien présente.
ADSL des champsLes campagnes peuvent bénéficier de l'ADSL si les centraux téléphoniques sont équipés. Mais la il est rare de voir les opérateurs alternatifs installer leurs propres infrastructures. Seul France Télécom équipe les centraux téléphoniques.
Les offres se limitent donc principalement à Wanadoo, et quelques fournisseurs d'accès comme Free, Cegetel ou Nordnet... Les tarifs sont plus chers, pour avoir du 8 mbits/sec, il faudra débourser généralement 30-35 euros par mois, et encore faut-il que l'offre soit accessible. Bien souvent ces débits se limitent à du 512 Kb/sec.
Des solutionsIl existe des initiatives locales, pour palier à cette situation. Par exemple, certaines collectivités locales ont décidés de se doter de leur propre réseau, et de couvrir toutes les zones d'ombre. C'est la cas par exemple du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, qui ouvrira ses premiers services au printemps aussi bien en ville qu'en milieu rural.
Ce genre d'initiatives restent onéreuses, malgré les aides gouvernementales. Des investisseurs privées viennent alors épauler modestement le projet.
Une autre solution est disponible et gratuite pour les collectivités, la charte départements innivants proposée par France Télécom depuis début 2004. L'objectif de cette dernière est d'arriver à une couverture de 98% du territoire en 2006.
Les départements du Cantal, de Haute-Loire, deDordogne, et d'autres ont signé cette charte. Ce qui leur permet d'économiser un investissement colossal. Il y a une contrepartie à cette charte, la collectivité signataire doir s'engager à promouvoir les usages liés au haut débit.
Cette initiative est critiquée par les opérateurs alternatifs qui jugent que les élus locaux se retrouvent pieds et poings liés avec l'opérateur historique. Ces zones n'offrent aucun intérêt économique pour eux.
Des solutions pour les zones d'ombre4% du territoire n'est pas couvert par le haut débit. Il existe pour eux aussi des solutions pour bénéficier du hait débit.
Ces solutions s'appellent par exemple le Wi-Max. Il s'agit de bornes relais qui permettent d'envoyer le haut débit par ondes radios. Saint-Jean- d'Alcapiès dans l'Aveyron a choisit cette solution.
France Télécom et d'autres Sociétés indépendantes proposent également la solution par Satellites couplée au Wi-fi.
Une autre solution technologique va bientôt voir le jour, le
ReADSL (Rich extended ADSL). Ce dernier permet d'augmenter la portée du signal Haut Débit, les débits autorisés ne sont que de 512 Kbits/sec.