Le réseau paeuropéen a été mis en vente au mois d'août par le groupe Tiscali. Les négociations seraient en passe d'aboutir, Telecom Italia serait l'un des favoris. Des négociations avancée seraient en cours pour des montants estimés entre 10 à 20 millions d'euros.
Tiscali International Network est issu de la fusion entre WorldOnline et Nets, rachetée par Tiscali en décembre 1999. Le réseau a fait l'objet d'investissements estimés à 140 millions d'euros entre 2000 rt 2002. TIN a perdu 2,6 millions d'euros en 2003 pour un Chiffre d'affaires de 20,5 millions. La filiale perd donc inexorablement de la valeur, elle passe de 14,6 millions en 2002 à seulement 7,8 millions fin 2003.
Cette filiale plombe les comptes de Tiscali, et sa cession devrait permettre d'apporter un peu d'argent frais au groupe italien. Mais cela ne sera certainement pas suffisant pour couvrir les dettes de Tiscali. L'autre piste explorée semble-t'il serait la cession de la filiale Française. Un appel d'offre aurait été fait auprès d'acquéreur potientiels, concurrents directs du fournisseur d'accès.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la filiale française du fournisseur d'accès à italien attise les convoitises. Pas moins d'une dizaine de repreneurs potentiels se sont fait connaitre, selon le journal La Tribune de ce vendredi.
Parmi les repreneurs potentiels, les noms de noms
Neuf Telecom, Iliad, Cegetel et Tele2 ont été évoqués. Des montants qui tourneraient autour de 150 à 200 millions d'euros.
Free pourrait ainsi se rapprocher de Wanadoo avec cette acquisition. Les 386 000 abonnés de Tiscali viendraient alors s'ajouter à ses 908 000 abonnés. Iliad reconnait avoir examiné le dossier, mais dément avoir déposé une offre.
La Tribune évoque également le groupe Bouyghes Télécom, qui on le sait cherche à revenir sur le marché de l'
internet, après l'echec cuisant qu'il a connu avec World Online en 2001. BouyguesTel a refusé de commenter ces informations.
Par contre Telecom Italia, Deutsche Telekom, et AOL ne sont pas parmis les prétendants.
Tiscali se contente encore et toujours de répéter que « la France n'est pas à vendre ».