Avec ces 6,1 millions de lignes
ADSL raccordée, la France se situe dans le peloton de tête des pays européens. L'ADSL, présent dans un ménage sur quatre, a tout simplement doublé en un an.
La baisse des tarifs, et la progression du
dégroupage sont les principaux moteurs de cette croissance. Les prix pratiqués sur le territoire français sont parmis les plus bas en Europe.
L'année a été riche en innovation, avec la généralisation de la voix sur IP, ou encore l'extension des offres audiovisuelles (Freebox, Maligne TV...), mais aussi la forte augmentation des débits proposés et l'arrivée en fin d'année de l'ADSL2+.
Point sur le dégroupageLe nombre de lignes dégroupées est en forte croissance. Il est de 1 590 707 lignes, dont 95 190 en dégroupage total. Ces chiffres placent la France au deuxième rang européen, juste derrière l'Allemagne.
Une progression qualifiée de "phénoménale" par l'autorité, le nombre de lignes dégroupées a été multiplié par six !

La progression s'est accélérée sur le dernier trimestre avec l'ouverture de 500 000 lignes. Le dégroupage représente donc 25% des lignes ADSL contre 10% il y a un an.
Le dégroupage total par contre a du mal à progresser. Il ne représente que 0,5% des lignes téléphoniques, soit 2% des lignes ADSL.
Une nouvelle tendance sur 2004Jusqu'alors, les opérateurs alternatifs utilisaient principalement les offres de gros proposées par France Télécom au niveau national. Ce qu'on appelle l'option 5 ou offre IP/ADSL.
En 2004, les opérateurs ont évolué vers la collecte régionale, ce que l'on appelle l'option 3 (voir dernières offres en date de Cegetel par exemple). Au premier janvier 2005, le nombre de lignes ouvertes au niveau régional est de un millions de lignes, soit 20% des lignes contre 6% seulement début 2004.
Amélioration de la couverture ADSLL'année 2004 a aussi connu une forte progression de la couverture nationale, tant au niveau France Télécom qu'au niveau des opérateurs alternatifs.
893 sites ont été livrés aux opérateurs pour le dégroupage, ce qui représente une couverture de 50% de la population.
La forte concurrence sur les zones de dégroupage a créé une "fracture numérique". Les zones où France Télécom est en situation de monopole propose des tarifs plus élevés ainsi que des débits moins importants !
Synthèse

A la lecture de ce tableau, on remarque que la couverture ADSL est passée de 50% en fin 2003 à 90% fin 2004. La zone de dégroupage passe elle de 10% à 50% sur la même période.
Sur la même période, Wanadoo a vu sa part de marchée passer de 71% à 49%.