La Commission Européenne a lancé une consultation pour revoir les règles concernant le service universel de téléphonie. L'Union Européenne avait institué ce service universel pour avoir un filet de sécurité pour les ménages à faibles revenus et/ou habitant dans des zones rurales ou isolées.
En France, il s'agit des services fournies par France Telecom pour assurer les communications sur l'ensemble du territoire et auxquelles les abonnés à l'opérateur payent 16€/mois ou que les opérateurs ou les
FAI concurrents payent pour la location de la ligne.
Parmi les propositions, la Commission Européenne veut y intégrer un accès à haut débit. Il pourrait s'agir d'un accès à 512k dont le prix serait inclus dans l'abonnement téléphonique, moyennant une éventuelle revalorisation du dit abonnement.
L'association European Telecommunications Network Operators (ETNO), qui regroupe les opérateurs historiques européens (France Telecom, Deutsche Telekom, BT, ...), a fait savoir à la Commission que "
la directive service universel n'est pas le bon instrument pour atteindre l'objectif du haut débit pour tous". "
Nous aimerions voir toute l'Europe connectée. Mais pour les endroits reculés, il n'y a pas de raison économique forte" précise-t-il.
L'ETNO suggère que pour les zones reculées, des connexions sans fil à
Internet seraient peut-être plus appropriées et moins coûteuses.