Au rugby comme au football, l'AFSSET a envoyé la balle en touche. Pour l'Agence, les ondes électromagnétiques ne représentent pas un danger dans l'immédiat mais des mesures de précaution doivent être mis en oeuvre pour éviter que cela ne devienne un danger public.
Le groupe de travail a analysé un petit millier d'études publiés depuis 2005 sur les ondes électromagnétiques (téléphone portable, radios,
TNT,
WiFi,...) et a conduit une trentaine d'auditions. Ces derniers ont constaté que la majorité des études ne constataient pas d'effets des ondes et qu'un petit nombre évoquaient des effets biologiques (auto-destruction de cellules ou modification de la pression sanguine).
Le président de l'AFSSET reconnait que les études ne permettent d'avoir qu'un recul scientifique de 10 ans. D'autres études sont nécessaires, plus précises et approfondies. Le principe voulu par l'agence est le ALARA (As Low As Reasonnably Achievable, aussi bas que raisonnablement possible).
Concernant la téléphonie mobile, l'agence suggère aux particuliers d'utiliser des téléphones ayant un DAS (Debit d'Absorption Spécifique) faible. Le DAS mesure le niveau de radiofréquence émise par le portable. Il est présent sur la très grande majorité des coffrets de téléphone mobile et, au minimum, il est indiqué dans le manuel. Les boutiques indiquent également ce niveau dans la présentation des téléphones.
Concernant les antennes-relais, l'agence demande une cartographie des intensités les plus fortes (croisement de plusieurs faisceaux) et une réduction de l'exposition dans ces zones. Elle met en doute la nécessité de réduire le niveau d'émission de toutes les antennes-relais.
Les conclusions sont que les téléphones mobiles sont plus dangereux que les antennes-relais.
Les associations de défense de l'environnement sont ravies du rapport. Pour les associations Agir pour l'Environnement et Priartem, elles s'estiment satisfaites de l'avis qui marque une "rupture" avec les discours habituellement entendus. Pour la fédération d'associations France Nature Environnement, "ce rapport permet de mettre les politiques devant leur devoir: appliquer le principe de précaution". Elle demande également le développement d'études "indépendantes", une "concertation en continu des différentes parties prenantes" et "la mise ne oeuvre de solutions techniques pour diminuer l'exposition de la population, avec une priorité sur les téléphones portables".
Seule l'association Robin des Toits s'est dit "déçu" par le rapport de l'AFSSET. Il regrette que l'agence ne parle pas clairement de "principe de précaution" concernant la téléphonie mobile ou le WiFi.