Lors de sa création en 1998, l'
Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) est un organisme à but non lucratif et fonctionne sur un accord avec l'administration américaine des télécommunications et de l'informatique, dépendant du Département américain du Commerce. Or l'accord expire cette semaine.
Un nouvel accord avec l'administration devrait permettre l'entrée des représentants d'autres pays dans des commissions de surveillance. Les Etats-Unis auront un membre permanent dans chaque commission. Les commissions s'occuperont de 4 secteurs: la concurrence entre domaines génériques, la gestion des données sur les gestionnaires de domaines, la sécurité et la transparence des réseaux et la responsabilité et la protection de l'intérêt commun.
Pour Viviane Reding, la Commissaire Européenne aux Nouvelles Technologies, ce changement doit être l'occasion de sortir l'ICANN de l'orbite gouvernementale américaine. Pour Thomas Lenard, le président de l'Institut de politique technologique, les changements évoqués reviennent à donner plus de rôle aux gouvernements. Steve DelBianco, directeur du collectif NetChoise qui regroupe des associations de commerce et des groupes de commerce électronique comme eBay, Yahoo! ou AOL, veut croire de son côté que l'arrangement "
reflète ce qui était demandé dans l'enquête publique: des mécanismes permanents qui permettent de faire en sorte que l'ICANN ait des comptes à rendre".
L'ICANN est le gestionnaire des domaines (.com, .net, .org, .fr, .de, .uk, .info, .aero, .gouv, ...) et en détermine le cout de création de nom de domaine. L'instance tente de libéraliser les domaines mais le coût de création des domaines est en plein débat. Le domaine .xxx, tant voulu par les sites de pornographie, a été interdit sous la pression de l'administration américaine du président Georges W Bush