L'objectif est de pouvoir donner rapidement un accès
internet haut débit à un prix compétitif pour tous les Français.
Le ministre de l'Equipement et de l'Aménagement du territoire Gilles de Robien se montre favorable au développement de la technologie
WiMax pour permettre aux collectivités locales de s'équiper elles-mêmes en haut débit.
Le WiMax offre un accès sans fil à internet comme le
Wifi, mais permet d'atteindre 70 mbits/sec sur un rayons d'action pouvant aller jusqu'à 50 km. Il a aussi l'avantage d'être beaucoup moins honéreux à mettre en place que l'
ADSL par
fibre optique. Le WiMax permet de raccorder par voie hertzienne l'ensemble de la population, que ce soit les PME, les services publics ou les clients résidentiels.
Par contre, le WiMAX n'est pas adapté à la diffusion de la télévision. Mais il est possible de mettre en place la
VoIP.
Patrick Devedjian, ministre délégué à l'industrie, a mis en garde contre toute "nouvelle fracture" qui opposerait un "haut débit des villes" à un "haut débit des champs".
L'ART devra étudier les modalités d'attribution de licences d'exploitation WiMax aux collectivités locales, la loi sur l'économie numérique de juin 2004 autorisant ces dernière à être opérateur téléphonique.
Elle devra favoriser
"une concurrence durable et effective sur l'ensemble des marchés mais aussi sur la totalité du territoire", a souligné le ministre qui s'exprimait lors des Neuvièmes entretiens de l'ART.
"Le moyen essentiel de favoriser la concurrence n'est pas, à mon sens, l'attribution de subventions par des administrations nationales, mais une régulation efficace du secteur", a martelé M. Devedjian.
"Il ne doit pas y avoir un haut débit des villes, à bas prix avec téléphonie gratuite et illimitée, télévision par dizaines de chaînes et en haute-définition, et un haut débit des champs à prix élevé, sans nouveau service", a-t-il ajouté.
"Il faut veiller à ce que n'apparaisse pas une nouvelle fracture entre zones urbaines dégroupées où se concentreraient la concurrence par les prix et les services et zones rurales non dégroupées qui resteraient abandonnées à un monopole et à une offre de services plus chère et moins diversifiée", a précisé le ministre.
Le ministre a saluer le succés du
dégroupage, avec un million de ligne ADSL, mais a aussi appelé à l'extension de la procédure de dégroupage. Celle-ci doit permettre aux concurrents de France Télécom tels que Free, NeufTelecom, Cegetel, ou encore Tiscali d'accéder à l'utilisateur final et de faire des offres commerciales concurrentielles.
Il a rappelé que les zones dégroupées sont pour l'essentiel des agglomérations où la densité de population permet des retours sur investissements plus rapides...
Le président de l'ART Paul Champsaur a mis en garde les collectivités locales contre des tarifs trop bas qui pourraient entraver la concurrence.