Le marché du haut débit en France a connu un développement important sur 2004, et l'ART souligne que l'année 2005 sera l'année du développement du
dégroupage total.
Le nombre d'abonnés a progressé de 40% au premier semestre 2004, après un doublement du parc haut débit en 2003.
La France se classe deuxième en Europe derrière l'Allemagne avec environ 5,1 millions d'abonnés haut débit au 30 juin 2004, répartis entre le câble et l'
ADSL (environ 4,7 millions d'abonnés).
Les débits ont explosés en passant de 512 kbits/s en 2003 à 8 Mbits/s aujourd'hui. La mise en place de services associés tels que la télévision, la vidéo à la demande ou encorela téléphonie sont les facteurs de cette augmentation des débits.
Dans le même temps, les tarifs ont connu des baisses substantielles, et sont ainsi parmi les plus bas d'Europe. Le marché du haut débit est devenu en deux ans un marché de masse, permettant à plusieurs millions de Français d'accéder à des offres innovantes et abordables.
L'ART s'est fixé pour objectifs en 2005 le développement du dégroupage total.
L'introduction de l'ADSL 2+, France Télécom et les opérateurs alternatifs comme Free,
Neuf Télécoml ou Cegetel peuvent désormais proposer des offres à très haut débit à leurs clients permettant d'atteindre un débit maximum théorique de 25 Mbit/s.
Le Président de l'ART a conclus en précisant que l'année 2005 sera aussi l'émergence de l'
Internet mobile.
L'ART espère qu'apparaîtront en 2005 sur le marché français les premiers projets basés sur la convergence entre téléphonie IP et téléphonie mobile.