Selon le quotidien
Le Figaro, Bouygues Télécom serait sur le point de rejoindre Free et SFR (par le biais de Vivendi), qui ont déposé une plainte auprès de Bruxelles pour abus de position dominante.
C'est Vivendi qui est à la barre. La maison mère de SFR a convaincu Free de le rejoindre pour cette plainte. Les deux compères sont en train de pousser Bouygues à venir les rejoindre. Celui-ci serait sur le point de se laisser séduire. Ce dernier se laisse quelques semaines pour étudier à fond le dossier.
Le cheval de bataille de Vivendi est de scinder en deux entités France Télécom, et ainsi avoir une séparation fonctionnelle entre la partie réseau de ligne téléphonique et la partie commerciale. Vivendi se base pour cette demande sur l'avis de la commissaire européenne Viviane Reding. Ce type de séparation n'a été réalisé jusqu'à présent qu'en Grande Bretagne, avec British Telecom. Le résultat obtenu par cette séparation n'est pas de nature à rassurer les autres opérateurs historiques européens, car cette séparation n'a été bénéfique pour personne, ni pour le marché des télécom, ni pour les consommateurs.
Vivendi estime pour sa part que le prix réclamé par France Télécom pour un
dégroupage total est trop élevé. Celui-ci est facturé 9,29 euros, pour un coût réel de 6,77 euros (selon les comptes publiés début janvier par l'opérateur historique).
On peut toutefois imaginer un changement de position de la part de France Télécom en 2011, quand Stéphane Richard prendra ses fonctions en tant que PDG du groupe France Télécom, nommé pour remplacé Didier Lombard. Celui-ci est un proche de Mme Lagarde (il est son directeur de cabinet).