
Malgré les effets d'annonces des différents acteurs du marché haut débit, un certain nombre d'abonnés ne peuvent encore bénéficier de tous ces mégabits.
Le déploiement récent de l'ADSL2 + avec des débits pouvant atteindre 15 Mbps montre les possibilités sans limites de la technologie.
La course aux débits est lancée par les opérateurs du secteur depuis plusieurs mois. Les débits augmentent, passant de 512 Kbps à des offres jusqu'à 15 Mbps. On peut recevoir non seulement un accés
internet mais aussi la téléphonie et la télévision.
Pourtant, ces nouvelles offres ne s'adressent qu'à la moitié de la population française. La distance qui séparent les abonnés du central téléphone et la qualité de la ligne ont une influence sur les possibilités de la ligne.
"Par exemple, avec une ligne d'un diamètre de 0,4 millimètre, il faut se situer à moins de 2,5 kilomètres du central téléphonique de raccordement pour bénéficier des plus grandes vitesses de connexion : 8 Mbps avec l'ADSL, 15 Mbps avec l'ADSL 2 +. Dès lors que le câble téléphonique a un calibre très légèrement supérieur (0,5 mm), la distance critique de 2,5 km passe à environ 3,5 km. Au-delà de 6 km environ, la ligne n'est plus éligible et ne peut assurer le débit minimum de 512 Kbps.
"Afin de réduire les effets de l'atténuation, France Télécom a prévu la mise en place progressive à partir du premier semestre 2005 de la technologie RE-ADSL (Reach Extended ADSL, ou ADSL à portée étendue), qui permettra d'augmenter la porté de 6 km à 8 km autour des centraux téléphoniques.
Aujourd'hui 13 % des Français n'ont pas la possibilité d'avoir un accés haut débit, car raccordés à des centraux non équipés d'un
DSLAM. En ajoutant les personnes situées au-delà des 6 km le nombre se porte à 15-16 % des Français qui ne peuvent bénéficier de l'ADSL.
Le Monde