En un mois et demi d'existence,
la plateforme de signalement de Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a recueilli 7 267 signalements d'actes criminels ou délictueux. Parmi ces signalements, 4 504 ont entrainé une enquête de police dont 2 272 pour escroquerie, 910 pour atteintes aux mineurs et 225 pour propos xénophobes et racistes.
La ministre de l'Intérieur, Michel Alliot-Marie, s'est rendue au siège de l'office pour s'informer de l'évolution de la plateforme. Il lui a été présenté un cas de pédopornographie: un internaute a signalé le cas d'un homme annonçant être avec une fille de 2 ans et prêt à brancher sa webcam. Une fois la connexion établie, il se livrait à des attouchements sur l'enfant. Une fois identifiée, il a été interpellé par la brigade de protection des mineurs de la préfecture de police de son lieu de résidence.
Les internautes viennent sur le site "
soit parce qu'ils sont ou pensent être victimes d'escroqueries, soit parce qu'ils ont constaté des actes criminels et les signalent pour qu'on puisse y mettre fin" explique la ministre.