La direction de Lycos Europe a commandé un audit à la banque DKIB sur les différentes composantes de la société. La banque DKIB a indiqué que le groupe ne peut être vendu en entier. Elle recommande un démantèlement du groupe et de vendre les parties qui sont intéressantes sur le marché et de stopper les autres parties.
Ainsi Lycos Europe a décidé d'arrêter les portails Lycos et Jubii européen, à l'exception de Jubii Danemark, et leurs services associés (Caramail, Multimania, Webcenter, Hotbot,...), à l'exception du service Shopping. Le portail Jubii Danemark, son service d'enregistrement de domaines United Domains et son service Shoppinp pourront être vendu aux acteurs ayant manifesté leur intérêt.
Lycos est né en juin 1995 sur la base d'un moteur de recherche. En 1997, Lycos crée Lycos Europe en association avec le géant des médias Bertelsmann pour la gestion de ces portails européens. En 1998, Lycos rachète Wired Digital et met la main sur le moteur de recherche Hotbot.
En 2000, Lycos achète le service d'hébergement Multimania, le portail et
FAI suédois Spray, qui vient de racheter le service français de mail Caramail ainsi que le portail danois Jubii. Pendant ce temps, Lycos est racheté par son concurrent, le portail Terra de l'opérateur historique espagnol Telefonica. Caramail, Multimania, Spray et Jubii sont alors intégrés à Lycos Europe.
En 2004, Terra vend Lycos au groupe de télécommunications sud-coréens Daum, mais garde la main sur Lycos Europe. Lycos Europe garde la marque sur le continent européen tandis que Lycos Inc, devenu filiale de Daum, détient la marque pour le reste du monde.
En 2007, Lycos Europe tente de reprendre la main en lançant les portails Jubii dans les pays d'Europe où il est présents mais également aux Etats-Unis où il concurrence Lycos Inc. Jubii reprend les services de Lycos mais à la sauce Web 2.0.
Mais la sauce ne semble pas prendre. Au troisième trimestre, les portails de Lycos subissent une très forte baisse et le groupe voit son chiffre d'affaires diminué et creuser des pertes déjà importante. Avec les derniers résultats, Bertelsmann et Telefonica ont décidé d'arrêter les frais. Avec la vente et l'arrêt des activités des services de Lycos, le géant des médias et l'opérateur espagnol espèrent se partager les 50 millions d'euros que voudrait Lycos Europe.