La Fibre, c'est parti ! n'hésite pas à titrer l’ARCEP. L'autorité vient en effet de tirer ses conclusions et recommandations suite à la consultation publique. Dans un premier temps, le gendarme des télécommunications invite l'ensemble des opérateurs à tester ensemble les différentes solutions techniques pour la mise en place d'un réseau en
fibre optique, sur plusieurs grandes agglomérations.
Sur la partie terminale du réseau en fibre optique, l'arcep recommande la possibilité de poser des fibres supplémentaires à la demande d'opérateurs tiers, à sa charge. Elle préconise également qu'il n'y ait qu'un seul opérateur dans chaque immeuble qui fournira les prestations depuis le point de mutualisation jusqu'à la prise de l'abonné. Pour cela, l'Arcep propose une convention type pour que les copropriétaires et bailleurs puissent désigner ce fameux opérateur unique.
En détail, le déploiement de la fibre optique en France correspond en fait au déploiement d'une nouvelle
boucle locale, qui va nécessiter de nombreuses années, ainsi que des dépenses pharaoniques. Le coût réel de ce déploiement massif reste incertain et lié à des contraintes opérationnelles et sur les choix technologiques. Il est nécessaire que ce déploiement se fasse dans des conditions de concurrence loyale, et pérenne.
L'un des premiers points qui avait fait l'objet d'une publication en juillet dernier était d'imposer à France Télécom de donner un accès à son génie civil. France Télécom a donc proposé une offre tarifaire pour donner accès à ses fourreaux à la concurrence. L'Arcep estime que France télécom propose une offre opérationnelle et un niveau satisfaisant de disponibilité du génie civil. Tous les opérateurs peuvent désormais avoir accès aux fourreaux de France Télécom pour déployer leur propre fibre.
Chaque opérateur va donc pouvoir poser sa fibre dans de bonnes conditions, et ce jusqu'à un point de mutualisation. Ce dernier se fera sur la partie terminale des réseaux fibrés, c'est à dire au pied de l'immeuble. L'objectif est d'éviter de multiplier les travaux au sein même de l'immeuble. L’opérateur sélectionné pour isntaller la fibre dans l’immeuble doit offrir un accès aux autres opérateurs dans des conditions raisonnables.
Etant donnée que chaque opérateur a une idée différente dans les choix technologiques, l'autorité recommande que des accords soient signées entre les opérateurs (des accords ont d'ailleurs déjà été trouvé entre certains opérateurs) afin de pouvoir tester sur une grande échelle les différentes solutions, afin de pouvoir dégager des retours d’expérience. Dans ce cadre, l'autorité préconise que le premier opérateur équipant un immeuble propose aux autres opérateurs de poser des fibres supplémentaires pour leur compte sur la partie terminale. Cette option viendrait le cas échéant en complément des solutions de mutualisation envisagées par les opérateurs et serait préfinancée par les opérateurs intéressés. Ceci permet de limiter les coûts.
D’ici la fin de l’année, l’Autorité mettra en place un tableau de bord trimestriel du très haut débit pour suivre l’avancement des déploiements et de la mutualisation ainsi que l’utilisation des fourreaux de France Télécom.
Iliad a déjà donné un avis favorable aux recommandations de l'Arcep et adhère totalement à celles-ci. Free propose à l’ensemble des opérateurs de se rapprocher pour formaliser l’accord qui permettra d’apporter au plus vite la fibre optique aux foyers français.
Eric Besson, secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, a invité les différents acteurs du marché à se réunir le 23 octobre au ministère afin de faire un point sur la fibre optique et les négociations en cours.