L'accord entre Orange et SFR-Neuf prévoit qu'un immeuble ou une maison couverte par l'un peut recevoir les abonnés de l'autre. Les syndics de copropriété n'auront qu'à choisir un opérateur unique pour installer la
Fibre optique et chaque copropriétaire pourra choisir entre l'offre La Fibre d'Orange et SFR
Neufbox en Fibre.
L'accord règle la question du point de mutualisation, l'endroit où les opérateurs se connectent au réseau de l'immeuble. Il sera implanté le plus près possible des logements selon les critères opérationnels pragmatiques en fonction de la taille et du type de logement, et en tenant compte des contraintes d'accessibilité et d'occupation du domaine publique. Par exemple, le point sera installé au pied de l'immeuble ou dans le domaine publique pour un pavillon.
Cette accord concerne les zones fibrés par les 2 opérateurs : deux villes (Paris et Pau) pour SFR et 10 villes (Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Nice, Poitiers et Toulouse) ainsi que Paris et sa région pour Orange.
Pour SFR, cette accord est "
équilibré" et met en place des "
conditions claires" pour le déploiement et "
est ouvert à tous les opérateurs qui le souhaitent".
Interrogé par l'AFP, Maxime Lombardi, directeur d'Iliad, juge l'accord "
contraire à la loi de modernisation de l'économie (LME)". Iliad prone une solution multi-fibre (FFTH-P2P), c'est à dire 1 fibre par opérateur et par habitation, alors qu'Orange et SFR-Neuf pronent pour une solution monofibre (FFTH-GPON), 1 fibre par habitation (appartement ou maison). L'opérateur propose de "
continuer les négociations pour trouver une solution qui respecte les obligations posées par la loi et assure un vrai niveau de concurrence".