Recherche
Vous êtes ici >> Accueil/Les Dossiers/Actualité/Sécurité/Extradé aux Etats-Unis, un pirate risque 70 ans de prison
Bouton RSS Ces icônes vous permettent de partager des pages articles du site sur les marque-pages sociaux (Social bookmarking).

Extradé aux Etats-Unis, un pirate risque 70 ans de prison

Publié par musky00 dans la catégorie Actualité/Sécurité le 31/07/2008
Lu 956 fois - 0 commentaire
En 2001 et pendant 18 mois, sous le nom de code Solo, Gary McKinnon, domicilié à Londres, aurait piraté des ordinateurs appartenant à l’armée américaine, l'armée de l'air, au Pentagone et à la Nasa. La Grande-Bretagne a décidé de son extradition aux Etats-Unis afin qu'il y soit jugé.
Selon le pirate passionné d'OVNI, ces ordinateurs n'étaient pas sécurisés ! Chômeur, 42 ans, McKinnon, dont la justice américaine estime qu'il s'agit de l'auteur du plus grand piratage informatique militaire de tous les temps, est accusé d'avoir pénétré et endommagé des ordinateurs de l’armée américaine et de centres scientifiques, causant des dégâts chiffrés à 700 000$ (580 000 euros) selon les autorités.

Pour le gouvernement américain, ce piratage “était intentionnel et calculé pour influencer et affecter le gouvernement américain par intimidation et coercision“. “En conséquence de sa conduite, des dommages ont été causés aux ordinateurs en mettant à mal leur intégrité, disponibilité et fonctionnalités des programmes, systèmes, informations et données”, avait précisé le juge alors que le pirate, lui, affirmait n'avoir voulu que rechercher la preuve de l'existence des OVNI.

Il est accusé d'avoir mis à mal 300 ordinateurs de la base navale de Earle (New jersey) peu après les attentats du 11 septembre 2001, ainsi que d'avoir rendu inopérantes 2 000 machines de la zone militaire de Washington pendant 24 heures.

En mai 2007, la Haute cour de Londres avait décidé de son extradition aux Etats-Unis pour y être jugé pour sabotage. Toutefois, les avocats de McKinnon avait fait appel de cette décision auprès des Law lords, précisant que leur client risquait un jugement devant un tribunal militaire et de purger sa peine à Guantanamo Bay à Cuba.

La Maison des Lords, la plus haute cour britannique, a rejeté cet appel et confirmé l'extradition du pirate, au grand dam des avocats qui estiment que leur client "n'est ni un terroriste, ni un sympathisant terroriste". Ils ont annoncé qu'ils allaient "immédiatement" se pourvoir devant la Cour européenne des droits de l'Homme.


5.001 vote


« Dossier suivant
La Chine censurera bien le Net pendant les JO
Dossier précédent »
Une panne de 30 heures sur voyages-sncf.com