Jean-Philippe Vanot, directeur exécutif chargé des réseaux, a précisé pendant une conférence téléphonique sur le haut débit que France Técom "travaille au quotidien avec l'ensemble des opérateurs qui pratiquent le
dégroupage. Ils pratiquaient particulièrement le dégroupage partiel. Ils sont en train pour certains de démarrer le dégroupage total mais ça marche bien".
Le dégroupage partiel permet d'utiliser un reseau de fibres optiques autre que celui de France Télécom, tout en restant abonné à l'opérateur historique. Le dégroupage total permet un transfert total vers un opérateur alternatif, qui se substitue alors au client au niveau de la location de la ligne téléphonique.
Michael Boukobza, directeur général d'Iliad (Free), avait expliqué la semaine dernière que France Télécom exigeait des mandats papier pour toute demande de dégroupage total, cette "paperasserie" ajoutant un délai de quinze jours à un mois pour la connexion des nouveaux clients.
Michel Paulin, responsable des réseaux chez
Neuf Telecom, a déclaré lundi que France Télécom accepte des échanges électroniques pour le dégroupage partiel mais les refusait catégoriquement pour le dégroupage total. Neuf Télécom a même renoncé dans l'immédiat la possibilité de la portabilité du numéro de téléphone.
Free annonce 768.000 clients
ADSL dont 355.000 lignes dégroupées partiellement au 30 juin et Neuf Telecom 300.000 et 350.000 respectivement à la même date.
"Les process commencent à être rodés avec les opérateurs", a assuré Jean-Philippe Vanot. "Je ne vois pas de problème significatif sur le dégroupage partiel qui représente des quantités très importantes ni sur le dégroupage total qui a démarré de façon très significative avec au moins quatre opérateurs".
Reuter.