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Les serveurs Razorback étaient importants pour le soutien du réseau eDonkey de partage de fichiers. Razorback 3.1 étaient le dernier plus grand serveur eDonkey encore en activité, utilisé par environ 350 000 personnes. Le majorité des fichiers disponibles sur ces serveurs était distribuée sans autorisation des détenteurs des droits d'auteur", indique un communiqué de l'
IFPI (pdf).
L'
hébergeur néerlandais a mis le serveur hors ligne après avoir, dit-il, prévenu ses clients qui auraient refusé de répondre. La BREIN, organisme de protection juridique de l’industrie du divertissement aux Pays-Bas, a donc demandé à ce que le serveur soit rendu inaccessible du fait de l'accès fourni à des contenus illégaux. L'organisation n'a manifestement pas encore compris que ces serveurs ne stockent pas de fichiers, licites ou non. Ils se contentent d'offrir un outil qui permet aux utilisateurs d'échanger entre eux leurs fichiers.
Jusque-là, rien de réellement aberrant, tout au moins dans la façon de dire les choses. Car nos confrères de
Numerama, qui citent une source proche du dossier, avancent une autre explication à la chute du dernier serveur Razorback. Le serveur de p2p aurait subi régulièrement des attaques DDoS (déni de service) d'une envergure telle qu'elles menaçaient l'hébergeur qui aurait donc décidé lui-même de fermer l'accès à Razorback dans un souci de protection de ses autres clients.
Toujours selon nos confrères, les auteurs de ces attaques restent inconnus bien que "
certains acteurs du réseau les attribuent au BREIN et/ou à la filière musicale et cinématographique".