Le message est clair, Frank Esser, PDG de SFR, tente de faire passer ses idées quant au développement de la
Fibre Optique en France. La problématique de la fibre jusqu'au domicile est qu'il s'agit d'un chantier pharaonique, et qui laissera certainement bon nombre de Français sur le banc de touche. Le coût de déploiement de la fibre optique est tellement élevé qu'il semble peu probable que les zone rurales puissent un jour espérer bénéficier de cette technologie.
Frank Esser estimait la semaine dernière qu'il est nécessaire de mutualiser les réseaux si on veut couvrir rapidement le pays. Il réclame l'accès au fourreaux de France Télécom, qui a pris une belle avance sur le déploiement de sa fibre optique.
Deux opérateurs ont pris une forte avance dans le déploiement de la fibre optique. Il s'agit de Numericable et Orange. SFR avait indiqué qu'il estimait que les deux opérateurs étaient en train de constituer un duopole. Il n'est pas possible économiquement parlant de pouvoir créer autant de réseaux que d'opérateurs, estime Frank Esser. Il réclame à haute voix qu'il est urgent d'ouvrir les réseaux.
A l'occasion d'une conférence sur les télécoms organisée par Les Echos, Frank Esser s'est dit prêt à investir plus d'un milliard d'euros dans le déploiement de la fibre optique en France, sous conditions.
Neuf Cegetel, racheté par SFR, a budgété 450 millions d'euros dans la fibre optique sur la période de 2007 à 2009. SFR reprend la main, puisque nouveau propriétaire, et propose d'aller plus loin dans ses investissements selon que les conditions d'accès aux fourreaux soient assouplies, ainsi que l'accès aux répartiteurs placés en bas des immeubles.
Le message de Frank Esser n'est que l'écho de ce que réclame l'Arcep depuis le départ : une mutualisation des fourreaux, afin de limiter les travaux de génie civil, qui permettraient de limiter les coûts de déploiement des réseaux en fibre optique.