
Le ministère de l'Economie lance la privatisation de France Télécom, en annonçant mercredi la cession d'environ 10% du capital faisant mécaniquement passer sa participation sous les 50%.
"L'Etat a engagé la cession de 9,6% du capital de France Télécom. Au terme de ce placement, selon le nombre d'actions effectivement cédées, l'Etat détiendra, directement ou indirectement, entre 41% et 43,5% du capital de France Télécom".
Si l'opération remporte un franc succès, le ministère annonce que
la vente pourrait même aller jusqu'à 12,1% des actions.
Cette vente devrait permettre au Gouvernement de faire entrer dans les caisses de l'état entre 4,6 et 5,8 milliards d'euros, permettant ainsi de réduire l'endettement de la France.
"L'Etat entend demeurer un actionnaire important de France Télécom à moyen terme" mais a décidé de "réduire l'endettement de la Nation en diminuant sa participation dans le capital de France Télécom", a souligné le ministère.
La privatisation partielle de France Télécom avait été entamée sept ans auparavant par le Gourvernement Jospin.
"France Télécom aura désormais surtout besoin d'accroître ses marges de manoeuvre pour pouvoir s'adapter aux évolutions futures des marchés de télécommunication", indique le communiqué. Le désengagement de l'état permettra de donner à France Télécom une plus grande marge de manoeuvre.
France Télécom proposera dans un même temp à son conseil d'administration de procéder à l'émission d'obligations convertibles pour ses besoins propres d"un montant de 1 à 1,15 milliard d'euros.
Cette privatisation aurrait déjà pu intervenir fin 2003 suite au vote d'un texte de loi ouvrant la voie à une privatisation de France Télécom, tout en maintenant le statut des 106.000 fonctionnaires du groupe.
Cette privatisation fait suite à l'annonces faite par le gouvernement début avril dans lesquelles il annonçat qu'il comptat accélérer les privatisations. Le ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian avait aussi réaffirmé en juin, lors de la fusion de l'opérateur avec sa filiale
internet Wanadoo, que l'Etat n'avait "pas vocation à rester actionnaire majoritaire de France Télécom".
La participation de l'Etat dans France Télécom (52,5% après fusion avec Wanadoo) représente un montant théorique de plus de 25 milliards d'euros.
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