A l'heure actuelle, seuls les jeux proposés par la Française des Jeux et le PMU sont autorisés sur
internet en France, ce qui a donné lieu à l'ouverture d'une procédure d'infraction par Bruxelles en juin 2007 pour position monopolistique.
D'après le projet présenté en conseil des ministres mercredi par Eric Woerth, ministre du budget, cette ouverture concerne trois secteurs : les paris sportifs, les paris hippiques et certains jeux de casino dont le poker et la roulette, tandis que les loteries et les machines à sous sont exclues.
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Le gouvernement a souhaité une ouverture maîtrisée des jeux en ligne. Cette évolution est nécessaire, d'abord pour lutter contre un marché parallèle de paris illégaux qui s'est développé, mais aussi pour mettre notre législation en conformité avec les règles communautaires en la matière", a expliqué Luc Chatel.
La délivrance des licences pour chaque secteur concerné commencera au second semestre 2009 par une autorité de régulation, pour une durée limitée mais renouvelable et selon certains critères dont l'interdiction des jeux aux mineurs, la mise en place de règles permettant de protéger les joueurs de comportements addictifs, l'encadrement de la publicité mais également un contrôle des transactions financières pour lutter contre la fraude, la corruption et le blanchiment d'argent.