Christine Albanel n'en démord pas. Selon elle, le projet de loi contre le piratage d'oeuvres protégées sur
internet, élaboré par la commission Olivennes, n'est pas basé sur la répression.
Le 10 avril dernier,
les Parlementaires européens s'étaient prononcés contre le système de riposte graduée proposé dans ce projet de loi, allant même jusqu'à estimer que la coupure d'accès à internet d'un abonné allait "
à l'encontre des droits de l'homme".
Pour la ministre de la Culture, qui souhaite toujours que le texte passe en première lecture au Parlement avant l'été, il s'agit d'une "
incompréhension".
"
Le Parlement européen n'a pas une bonne compréhension de ce que nous allons faire et nous allons le leur expliquer. Le système n'est pas basé sur la répression", a-t-elle déclaré.
Il faudrait donc que Mme Albanel prenne également le temps d'expliquer aux internautes en quoi la suspension d'un abonnement, voire son interruption, n'est pas à considérer comme de la répression, car il semble que les abonnés aient compris la même chose que le Parlement.