
La quatrième licence mobile est un véritable feuilleton à rebondissements. A prix fixe, aux enchères, par blocs, on aura sans doute tout vu avant que Matignon décide hier de laisser encore de beaux jours aux trois opérateurs mobiles en place.
Une réunion se tenait hier à Matignon, destinée à discuter du marché de la téléphonie mobile et à statuer sur le sort de la 4ème licence mobile française. Une réunion qui s'est terminée sans véritable conclusion quant au devenir de la quatrième licence mobile sinon que les fréquences concernées pourraient être morcelées.
Toutefois, la réunion de travail a fait avancer la réflexion sur le problème de la concurrence dans le secteur. Il n'y a pas que l'arrivée d'un nouvel opérateur qui pourrait défaire Orange, SFR et Bouygues Telecom de leur position dominante dans le secteur de la téléphonie mobile française. La quinzaine d'opérateurs mobiles virtuels (MVNO) déjà présents sur le marché, et qui peinent à décoller en raison des conditions financières appliquées par les tenants du titre, pourrait apporter cette concurrence nécessaire.
Une façon de renforcer les MVNO, qui ne représentent que 5% du marché de la téléphonie mobile en France, serait de découper les fréquences, disponibles dans le cadre de la quatrième licence, en lots. Les trois opérateurs dominants pourraient se porter acquéreurs de ces lots s'ils assouplissent les conditions proposées aux MVNO mais il n'est pas exclu qu'un nouveau candidat, Free entre autres qui s'était porté acquéreur de la 4ème licence mobile, puisse également acquérir des fréquences. Ce n'est donc pas parce qu'il n'y aura pas de quatrième licence mobile proposée que l'émergence d'un nouvel opérateur ne pourra pas se faire.
Les pouvoirs publics se donnent jusqu'à l'été pour réfléchir aux tenants et aux aboutissants de l'affaire et définir les modalités des prochains appels d'offres, indiquent
Les Echos.