La décision est tombée tel un couperet dans le quotidien La Tribune, qui semble indiquer que la quatrième licence 3G ne serait pas mise aux enchères (cf.
Il n'y aura pas de 4ème licence mobile). L'Elysée semblerait s'orienter vers un système de mise aux enchères par blocs de fréquences.
Ce procédé avait été utilisé en mars dernier aux Etats-Unis, qui avaient libéré des bandes de fréquences utilisées par la télévision : 1.091 fréquences du spectre des 700 MHz étaient mises aux enchères. Celles-ci seront libérées en 2009 par les chaînes de télévision, qui doivent passer en numérique cette même année
Iliad, maison mère de Free, était candidate à la quatrième licence mobile 3G et avait été le seul candidat à avoir déposé un dossier en juillet 2007, candidature rejetée par la suite. Iliad réclamait un étalement du règlement de la licence, d'un montant de 619 millions d'euros (auxquels il faut ajouter la construction du réseau). La difficulté pour le potentiel quatrième opérateur mobile aurait été de s'imposer sur un marché déjà mature. Pour pouvoir conquérir des parts de marché, le nouveau venu serait obligé d'attaquer le marché en proposant des prix bas pour attirer les clients, tout en restant conscient que les trois opérateurs en place ont tout à fait les moyens de se lancer dans une guerre des prix.
Mais revenons-en la mise en place d'une enchère par blocs de fréquences. Ce procédé consiste à découper en plusieurs lots les bandes de fréquences qui composaient la quatrième licence mobile. Les opérateurs qui emporteraient un ou plusieurs lots pourraient s'implanter dans tous les cas sur le marché national. La seule limite qu'aura l'opérateur sera celle d'avoir un nombre limité de clients.
Pour Free, décrocher un ou plusieurs lots lui permettrait quand même de lancer une offre de téléphonie mobile. Iliad pourrait ainsi se lancer sur ce marché, à frais réduits : il n'aura pas la charge d'une licence mobile complète, et également de faire un plan d'investissement moins important pour l'implantation de son réseau. Finalement, cette solution serait même plus avantageuse pour Iliad.
On pourrait alors imaginer un
dégroupage de la
boucle locale radion permettant aux opérateurs tiers de pouvoir proposer des offres sur des réseaux mutualisés. Free pourrait proposer une offre commerciale, à moindre coût, tout en gérant directement ses abonnés, à l'instar de ce que font déjà certains MNVO.