Malgré
des problèmes d'hébergement, le député Wilders a fini par mettre en ligne jeudi son film anti-islam, Fitna. La réaction du monde mulsulman n'a pas tardé : Téhéran a convoqué l'ambassadeur néerlandais et la communauté musulmane s'est exprimée à différents endroits du globe.
Téhéran a convoqué dimanche l'ambassadeur des Pays-Bas ainsi qu'un diplomate slovène (la Slovénie préside actuellement l'Union Européenne) pour protester contre le film. L'Iran demande à la justice néerlandaise de poursuivre le député tandis que l'ambassadeur a présenté ses "regrets" et rappelle que le gouvernement néerlandais a condamné publiquement le film.
En Indonésie, des centaines d'élèves d'universités coraniques ont manisfesté dans la ville de Magelang (île de Java) pour exiger la fermeture des sites diffusant le film. Au Pakistan, les autorités ont renforcé la sécurité autour de l'ambassade et des intérêts hollandais. En Jordanie, le Parlement propose de couper toute relation avec les Pays-Bas et les médias appellent au boycott des produits hollandais.
Réunis au sommet de Damas depuis samedi, les pays de la Ligue Arabe se sont inquiétés dans leur déclaration finale de la "
montée de l'islamophobie". En France, le Conseil Français du Culte Musulman a estimé que le court-métrage "
heurt gravement la sensibilité des musulmans" et la Mrap juge
"criminogène l'attitude de ceux qui diffusent le document".
Néanmoins, Fitna va devoir être remanié. Le député a reçu une missive de la part d'un des dessinateurs danois dont une des caricatures a été utilisée dans le film sans son accord. Le film a été retiré du site du parti du député en attendant le remplacement de la caricature par une autre mais circule maintenant sur les services de téléchargement comme YouTube ou LiveLeak.