L'Autorité de régulation des communications électroniques et postales (ARCEP) a décidé de lancer une enquête administrative contre l'opérateur historique pour connaître les intentions de France Telecom (FT) sur le déploiement et l'utilisation par les
FAI de son réseau
fibre optique. Cette décision de l'ARCEP résulte de la consultation publique avec 5 opérateurs (France Telecom, Free,
Neuf Cegetel, Mediaserv et Mobius), l'AFORS Telecom, l'Avicca et la ville de Montpellier, sur l'offre de Liaison Fibre Optique (LFO) que propose l'opérateur historique aux autres opérateurs et aux FAI.
En mai 2005, l'ARCEP avait demandé à France Telecom de proposer aux opérateurs alternatifs une offre de raccordement des répartiteurs distants pour permettre aux dégroupeurs d'installer leurs DSLAMs et de proposer le
dégroupage dans des zones non denses et éloignées des villes, en utilisant le réseau fibre optique de FT. En avril, France Telecom propose une offre LFO. Suite à une réunion multilatérale (ARCEP-FT-opérateurs alternatifs), l'offre LFO évolue.
L'ARCEP a ensuite consulté les acteurs sur le fonctionnement de l'offre. Elle sert à recueillir les attentes des opérateurs alternatifs, les contraintes auxquelles France Telecom est soumis et les enjeux et objectifs pour l'aménagement du territoire.
Les opérateurs alternatifs n'apprécient pas que France Telecom ne leur transmettent pas les informations sur les sites ouverts pour cette offre, ni le rythme des études d'éligibilité qui leur paraît trop lent, ni le taux de disponibilité qu'ils jugent insuffisant et dont France Telecom ne prévoit aucune solution de désaturation. Certains opérateurs s'interrogent sur les disparités géographiques des taux de disponibilité LFO.