
France Télécom souffre de la concurrence des opérateurs alternatifs. Non seulement l'opérateur historique vient d'annoncer des résultats inférieurs à ses prévisions, mais il perd de plus en plus de clients, attirés par les nombreux attraits du dégroupage total.
La bonne santé du
dégroupage total ne profite pas à France Télécom. Les offres "full include" de ses concurrents sont alléchantes : 30 euros est le prix généralement constaté pour un forfait
ADSL + Téléphonie illimitée + abonnement téléphonique chez
Alice, Club-Internet, Cegetel, Free ou encore
Neuf Télécom. On y trouve même parfois la TV en plus.
L'Arcep vient de présenter son
tableau de bord du dégroupage total, qui indique que 592 000 clients ont quitté le navire. Ce sont principalement les grandes agglomérations qui connaissent cette hémorragie, là où les alternatifs posent leur
fibre optique.
"Ces chiffres restent modestes au regard des 33 millions de lignes de France Télécom, observe toutefois Gabrielle Gauthey, membre du collège de l'Arcep. On dit que 600 000 clients quittent France Télécom, ce n'est pas tout à fait vrai : s'ils ne sont plus clients directs de France Télécom, l'opérateur qu'ils choisissent paie, lui, des redevances à France Télécom. Ces 600 000 lignes continuent donc à rapporter à France Télécom !"Telecom Italia a même fait savoir
dans un communiqué que le prix du dégroupage total était trop cher, et en ralentissait le développement.
"Cette situation nous paraît d'autant plus difficile à accepter, qu'en Italie, où nous sommes nous même opérateur historique, nous avons depuis longtemps accepté de jouer le jeu de la libération du marché des télécoms".