L\'Arcep vient de publier son tableau de bord du dégroupage en France à fin 2005. Le bilan de cette étude montre que la France est restée le leader européen du dégroupage durant toute cette année, avec un parc de lignes dégroupées qui atteint les 2,82 millions de lignes.Le dégroupage représente désormais le premier mode d'accès utilisé par les opérateurs alternatifs pour concurrencer, sur le marché de détail, les offres haut débit de l'opérateur historique.
L'année 2004 avait été marquée par la forte extension géographique des zones couvertes en dégroupage et l'essor considérable du nombre d'accès dégroupés, essentiellement en dégroupage partiel. En 2005, la tendance est à la consolidation ; les deux événements marquants de l'année passée ont été l'essor du dégroupage total et l'intervention croissante des collectivités locales.
Le dégroupage total représente maintenant 592 000 lignes. Ce dernier a connu un essor conséquent durant l'année 2005, avec un nombre de lignes ouvertes multiplié par 6. Une progression de +64%, contre seulement +3,5% pour le dégroupage partiel. Notons toutefois que ce chiffre tient compte d'une partie des dégroupés partiels qui ont migré vers une offre de dégroupage total.
Au 31 décembre 2005, France Télécom a livré aux opérateurs alternatifs 1107 sites de dégroupage, soit 1058 en métropole et 49 dans les DOM. On constate un tassement de l'extension des zones dégroupées ; la couverture de la population en dégroupage n'a augmenté qu'à la marge, en passant de 52 % à 54 %.
Cette extension est en partie due à l'intervention des collectivités locales, puisque sur les 168 nouveaux sites livrés, les trois quarts l'ont été grâce à leur intervention, principalement autour de quatre projets de réseaux d'initiative publique (Alsace, Loiret, Oise et Pyrénées-Atlantique).