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Telecom Italia s'insurge contre les tarifs du dégroupage total

Publié par achtungbaby dans la catégorie FAI/Alice le 13/01/2006
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Dans un communiqué, Telecom Italia, maison mère d'AliceADSL, indique que la baisse des tarifs sur le dégroupage total proposée par France Telecom est insuffisante.
Telecom Italia, dans son communiqué, fait un état des lieux du dégroupage en France. Son constat est le suivant :

Compte tenu du nombre d'offres de téléphonie gratuite illimitée présentes chez la plupart des opérateurs alternatifs, Telecom Italia s'interroge sur le droit des consommateurs à communiquer moins cher. Des millions de personnes ont choisi des formules d'abonnements en téléphonie classique illimitée, et sont rejointes par des milliers d'autres chaque jour. Des forfaits intégrant ADSL et téléphonie illimitée sont aujourd'hui proposés par bon nombre d'acteurs du marché aux alentours de 30 euros. C'est intéressant pour ceux qui utilisent internet régulièrement, mais cela devient beaucoup moins intéressant pour les autres, qui n'en ont pas l'usage.

Les opérateurs alternatifs, pour autant, ne proposent pas d'offres de téléphonie illimitée en dehors de ces forfaits couplés. A cela, une simple raison, selon Telecom Italia, les opérateurs alternatifs ne peuvent pas faire autrement. France Télécom est propriétaire des réseaux téléphoniques, et l'opérateur historique fait payer aux alternatifs une redevance mensuelle pour la location de la paire cuivrée (boucle locale).

Le dégroupage partiel ne représente qu'un simple droit de passage des opérateurs sur cette boucle locale, mais France Télécom reste le propriétaire de celle-ci, et fait donc payer ce "droit de passage".

Le dégroupage total permet de s'affranchir totalement de France Telecom, et l'opérateur alternatif a donc un contrôle total de la qualité de son service de transmission de voix et de données. Le client n'a alors plus qu'un seul interlocuteur. Le développement du dégroupage total, selon Telecom Italia, n'est possible que si le tarif d'achat de la ligne en dégroupage total est inférieur au tarif à la location proposé à ses propres clients. Jusqu'en juin 2005, l'écart de prix entre la location et le dégroupage total ne représentait pas un euro, pourquoi alors procéder au dégroupage total dans ces conditions ?

Actuellement l'écart de prix est inférieur à deux euros, consécutif à la hausse de l'abonnement que pratique France Télécom, et à une légère baisse du coût du dégroupage total (9,29 euros par paire de cuivre). Telecom Italia considère cela comme un léger progrès, mais encore bien insuffisant.

Selon Telecom Italia, l'ensemble des acteurs du marché (les opérateurs alternatifs) considère que pour pouvoir se développer de façon correcte, et de façon concurrentielle, il faudra que cet écart atteigne au moins 4 euros. Un chiffre d'ailleurs confirmé par Paul Champsaur, président de l'Arcep, dans une interview accordée aux Echos du 9 février 2005. Ces 4 euros représentent, selon ce dernier, le seuil minimum pour l'établissement d'une concurrence pérenne entre les sociétés de téléphone.

Telecom italia ajoute que d'autres coûts cachés liés à des contraintes contractuelles augmentent la facture des abonnés et des dégroupeurs.

Au final, Telecom Italia explique qu'il est impossible de proposer un produit concurrentiel aux consommateurs en dehors des packs multiservices, privant ainsi un certain nombre de consommateurs des avantages de la concurrence, et justifie ainsi le retard de la France dans le domaine du dégroupage total par rapport au reste des pays voisins européens.

Telecom Italia termine sur cette phrase : "Cette situation nous paraît d'autant plus difficile à accepter, qu'en Italie, où nous sommes nous même opérateur historique, nous avons depuis longtemps accepté de jouer le jeu de la libération du marché des télécoms".

Telecom Italia indique concéder un "espace économique" de 4,6 euros HT par ligne à ses concurrents en Italie, avec une procédure complètement automatisée, permettant même au consommateur de choisir sa date de dégroupage !

L'Italie ne compte pas moins de 1,1 millions de lignes totalement dégroupées.

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Effectivement, FT est loin du compte ...
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