L\'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (Arcep) vient de publier son premier tableau de bord rendant compte de l’état d’avancement de l’annuaire universel. Premier constat, les opérateurs se font tirer l\'oreille pour céder leurs listes d\'abonnés.La mise en place du tableau de bord de l'annuaire universel a été décidée par l'Arcep à l'automne 2005, suite aux nombreux retards de sa mise en place. Cet annuaire universel a pour but de faire apparaître dans un annuaire l'ensemble des abonnés à un service de téléphonie :
Le tableau de bord de l'Arcep, dans sa première mouture, fait apparaître les éléments suivants :
De manière globale, au regard des déclarations des opérateurs, le pourcentage de numéros inscrits sur les listes d’abonnés à la téléphonie mobile avoisine 1 %, alors que celui figurant sur les listes d’abonnés à la téléphonie fixe dépasse 70 %.
Au-delà des disparités, notamment en termes de clientèle et de type de service téléphonique fourni, qui rendent délicates les comparaisons directes entre opérateurs, il reste que le tableau d’ensemble ainsi dressé appelle des améliorations rapides.
Les mauvais élèves de l'annuaire universel sont principalement les opérateurs mobiles, qui ont un taux de numéros inscrits dans l'annuaire inférieur la plupart du temps à 0,1%. Les opérateurs alternatifs, comme les fournisseurs d'accès à internet (neuf-cegetel, Telecom Italia) ne font pas mieux non plus.
L'opérateur historique fait figure de premier de la classe avec un taux de numéros inscrits de l'ordre de 50% à 100%, avec plus de 20 millions de lignes ouvertes. France Télécom a bien cédé ses listes à l'ensemble des éditeurs.
Iliad, avec sa filiale Free, n'est pas en reste, et fait figure de second de la classe avec une estimation de son nombre de numéros compris entre 500.000 et 2,5 millions d'abonnés. Son taux de numéros inscrits est similaire à celui de France Télécom, mais les listes n'ont pas été diffusées à l'ensemble des éditeurs.
L'Arcep pourrait encore taper du poing afin que les opérateurs diffusent leurs listes, et lancer une série d'enquêtes chez les opérateurs récalcitrants.