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L'UFC QueChoisir veut une meilleure priorisation du Plan France THD

illustration avec un schéma de réseau sur la France méropolitaine

L'UFC QueChoisir a publié une étude sur le déploiement du Haut et du Très Haut Débit. Le Plan France Très Haut Débit permet de supprimer la fracture numérique en haut débit et offre une capacité chimérique pour son déploiement en très haut débit. L'association en appelle à l'Etat et à l'ARCEP pour revoir le plan.

L'association de consommateurs UFC-QueChoisir a publié une étude sur l'état du déploiement en Internet Haut et Très Haut Débit.

La fracture numérique augmentée par le très haut débit

Le Plan Très Haut Débit en 2010, prolongé par le Plan France Très Haut Débit en 2012, devait réduire la fracture numérique en haut débit en couvrant les zones moins denses, notamment avec le déploiement du VDSL. Mais la fracture reste nette dans les zones rurales. Ainsi, 7,5 millions de consommateurs, soit 11% de ces derniers, ne peuvent profiter d'un Internet Haut Débit de qualité (<3 Mbps). Ainsi, dans les communes de moins de 1000 habitants, moins des 2/3 des consommateurs peuvent accéder au très haut débit.

En effet, le VDSL a été déployé dans des villes et des zones déjà bien desservies en ADSL tandis que les réseaux en fibre optique sont déployés dans les zones très ou moyennement denses. Ainsi, les départements les moins fournis en Internet sont la Meuse, la Guyane et la Creuse, avec des taux de mal couverture autour de 30%, tandis que les départements les plus couverts en très haut débit sont Paris (99,8%), les Hauts-de-Seine (93,6%) et le Rhône (87,6%).

Un Plan France Très Haut Débit famélique

L'UFC-QueChoisir est revenu sur le Plan Très Haut Débit. Cette opération de coordination des déploiements très haut débit doit permettre d'atteindre 100% du territoire en THD d'ici 2022 dont 80% en fibre FTTH. L'association évoque une situation inatteignable pour le premier objectif et illusoire pour le second. Au rythme du déploiement actuel, elle estime réalisable en 2035, soit 13 ans de retard.

L'UFC-QueChoisir demande à l'Etat à renoncer au sacro-saint FTTH pour la couverture en THD pour en terminer avec le déploiement du Haut Débit pour tous. L'association demande l'affectation des ressources financières pour la couverture en HD des zones mal deservies avec des solutions comme la montée en débit des sous-répartiteurs (NRA-MeD) avec le VDSL ou des solutions alternatives au cuivre (4G Fixe).

Une fracture numérique aujourd'hui, une facture plus importante demain

Avec le retard pris dans les déploiements des réseaux fibre, les opérateurs pourraient trouver une manne d'argent dans les abonnements DSL. Certains acteurs de l'Etat demandent la hausse du tarif du dégroupage et de la location de la ligne pour financer le déploiement de la fibre. Or les offres ADSL servent de référence pour les offres fibre. Si la grande majorité des acteurs n'ont pas augmenté le tarif de leur abonnement en fibre par rapport au DSL, une hausse des tarifs DSL lancerait une augmentation du tarif en fibre.

De plus, le coût d'accès à la fibre (18,23%) est deux fois plus important que le coût d'accès au cuivre pour le DSL (9,45€). Cette différence des locations d'accès peut expliquer les différences de prix pratiqués par certains acteurs (Orange et la majoration Fibre de 5€/mois), même si elle est compensée par certains services.

Au final, l'association de consommateur demande à l'ARCEP de mener une analyse prospective sur l'évolution à long terme des tarifs d'accès à l'Internet avec le déploiement de la fibre FTTH et de l'évolution du coût d'accès au cuivre et au gouvernement de prioriser les déploiements, en particulier fibre, dans les zones mal couvertes en DSL. Elle demande également de retirer le projet de hausse des tarifs du cuivre.

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