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L'ARCEP publie l'état de l'Internet en France

illustration avec un schéma de réseau sur la France méropolitaine

Comme le prévoit le réglement européen, l'ARCEP édite un état d'Internet en France.

Le règlement européen du Paquet Telecom oblige les régulateurs des télécoms à publier chaque année un état des lieux sur l'Internet de leur pays.

L'ARCEP a publié son rapport de l'état d'Internet en France. Il comprend les informations sur le fonctionnement d'Internet avec la qualité de service, l'interconnexion de données, la transition vers IPv6, la neutralité d'Internet et l'ouverture des plateformes, dont les terminaux.

Qualité de services Internet 2016

Qualité de services Internet en 2016

En matière de qualité de service, l'ARCEP publie régulièrement des observatoires de la qualité des services Internet. Le dernier date du 1er semestre 2016. L'autorité a modifié ses tests de manière à observer les modifications sur les usages dans les 3 différents réseaux (cuivre DSL d'Orange, câble de SFR-Numericable et fibre FTTH). Ainsi, l'autorisation du VDSL a permis d'augmenter les débits sur les lignes DSL courtes et à constater les écarts importants entre les serveurs proches du FAI et ceux qui sont derrière un opérateur transitaire. Mais le régulateur veut s'aider des services de test de débit autant grand public comme Ookla, M-Lab et ip-label que professionnel comme Cedexis, ASSIA et Gemalto. Les données collectées devront être pondérées : suivant l'outil utilisé, une ligne FTTH oscille entre 165 et 901 Mbps médian pour le débit descendant.

Impact du VDSL vu de 2017

Impact de l'arrivée du VDSL sur les lignes DSL, vu de 2017

Sur les interconnexions, l'ARCEP publie les données concernant l'acheminement des données derrière les FAI. Ainsi, en 2016, la France utilise des connexions pour un débit cumulé de 8,4 Tbps, en hausse de 36% à fin 2015. Si les opérateurs de transit (Cogent, Level3, Fullsave,...) représentent encore 50% du trafic, le peering privé reste dominant face aux points d'échange public (France IX, TouIX, LILLIX,...). Les CDN internes aux opérateurs (système de cache de fichiers installés dans les réseaux des opérateurs) se développent et traitent 11% du trafic. Parmi le trafic, Google (avec YouTube) est le principal pourvoyeur avec 30%, suivi par Netflix à 9%, Facebook et Akamai, ex-aequo à 6%. Avec Canal+ (5%), ces cinq sites représentent plus de 55% du trafic. En cause, la très forte demande en streaming (50%), suivie par les sites web (15%) et le téléchargement (15%). Le pair-à-pair (P2P) représente 10% du trafic.

Répartition du tarif en France en 2016

Répartition du tarif en France en 2016

L'ARCEP publie un observatoire de la transition vers l'IPv6. Le dernier en date a montré le travail de migration qui a commencé. Si tous les terminaux (ordinateurs, smartphones, tablettes,...) sont bien compatibles avec la nouvelle norme d'adresses IP, les infrastructures des opérateurs ne sont pas encore ouvertes à l'IPv6 (15% des connexions fixes avec Orange et Free en grand public et 0% des connexions mobiles) et les sites Web ne sont pas encore disponibles en IPv6.

Sur la neutralité du Net, l'ARCEP a reçu des pouvoirs de contrôle de la loi Numérique. Le régulateur s'est attaqué aux clauses limitant certains usages, notamment le P2P, la VoIP et les newsgroups. Des entorses resteront permises avec la gestion du tarif, notamment avec la rupture de câble sous-marins. L'autorité veut lancer une plateforme pour signaler les entorses à la neutralité, en oubliant le système de signalement Respect My Net.

Pour les terminaux, l'ARCEP a publié une étude pour déterminer les terminaux concernés par le règlement européen : les ordinateurs, consoles de jeu, smartphones, tablettes, téléviseurs connectés et les autres objets connectés. Les box et les décodeurs TV seraient aussi dans le champ mais les opérateurs préfèrent voir la box comme un équipement du réseau. L'ARCEP veut inclure le système d'exploitation et les applications dans le traitement des terminaux. Les terminaux identifiés devront respecter les règles de neutralité, notamment permettre l'accès à tout contenu du web.

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