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[Brève] L'ARCEP ne peut pas compter les échanges de données sur les réseaux

L'ARCEP a remis à l'Etat son avis sur la possibilité de quantifier les échanges de données : trop complexe.

Le Gouvernement a l'idée de taxer les opérateurs par leurs échanges de données. Encore, faut-il déterminer comment quantifier les données ? L'Etat a donc demandé au gendarme du secteur, l'ARCEP, de vérifier si cela était possible.

L'ARCEP explique que les paquets IP passent par de nombreux chemins, pas forcément les plus rapides, pour atteindre leur destination. De plus, les paquets sont indifférenciés entre les différents types de données (vidéo, VoIP, fichiers, Web,...). Tous ces éléments sont inhérents aux protocoles et aux fonctionnements d'Internet, soit sa faiblesse et sa force. L'ARCEP indique qu'il faut utiliser un système d'analyse mais cela poserait des problèmes en matière de protection de données personnelles et/ou sera impossible en utilisant du chiffrement.

L'ARCEP a néanmoins identifié le protocole SNMP pour obtenir une estimation des échanges de données, moins intrusif que le Deep Packet Inspection (DPI). Mais le SNMP ne permet que de compter les échanges de données provenant d'un opérateur d'interconnexion mais pas d'un éditeur de service. De plus, il ne compte pas les échanges effectués à l'intérieur du réseau de l'opérateur, que cela soit entre les serveurs du FAI et ses clients ou entre les clients du même FAI.

En résumé, l'ARCEP indique au Gouvernement que la compatibilité des échanges est trop complexe à mettre en place, et sera soit trop intrusif, soit trop couteux.

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